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EXPLORATEURS ET CONQUERANTS
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L'ORGUEIL CASTILLAN D'HERNANDO SOTO |
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e famille noble espagnole, SOTO qui a suivi PIZARRE au Pérou en revient avec une fortune considérable, acquise par le pillage de l'or INCA. Il décide de l'investir dans une expédition qu'il dirige vers la Floride. Avec l'accord de Charles Quint, il se lance dans l'aventure en réunissant un millier d'hommes dont trois cent cavaliers, et dix navires. Ce corps expéditionnaire considérable pour l'époque débarque le 31 Mai 1539 dans la baie de Tampa. Sa colonne attaquée de toutes parts par des Indiens Séminoles finit par passer la forêt et prend ses quartiers d'hiver à Apalache. Au printemps il repart en direction de l'Alabama. Les combats sont incessants, avec les Creeks, avec les Chicasa, les Natchez et autres tribus indiennes. Le moral est au plus bas, l'or escompté n'existe nulle part. C'est dans ces conditions que SOTO meurt d'une maladie à l'âge de 42 ans. Le retour du corps expéditonnaire se fait sous une pluie de flèches Apaches. Deux cent hommes à peine se sortiront de ce piège mortel. La Floride sera écartée pour toujours des ambitions de la Conquista espagnole.
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PRESENCE MINIMALE DE LA FRANCE
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e traité de TORDESILLAS est signé le 7 Juin 1494 entre l'Espagne et le Portugal. Il partage les découvertes futures en deux zones dont la limite passe à l'ouest des Ïles du Cap Vert. Tout ce qui est à l'Ouest de cette ligne de partage revient à l'Espagne et l'autre côté est attribué au Portugal. Le Pape bénit l'accord à condition que l'objet de ces découvertes permette la diffusion de la parole de Dieu. François 1er dès son arrivée au pouvoir demanda qu'on lui présente la clause du testament d'Adam qui excluait ainsi la France du partage du reste du monde. Le Saint Siège découvrit opportunément une interprétation moins limitative de cette Bulle, publiée le 4 Mai 1493 par le pape (Borgia) Alexandre VI. C'est ainsi que François 1er s'intéressa donc aux découvertes par voie de mer en direction des "Indes Occidentales", c'est à dire l'Amérique. Il participa financièrement aux périple de VERRAZANO,de VILLEGAGNON, et à ceux de Jacques CARTIER. Ces dernières auront de plus importantes conséquences à long terme pour la France.
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AH QU'IL ETAIT BON MON PETIT FRANCAIS
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ais bien d'autres marins français, corsaires, pirates et pêcheurs avaient eu l'occasion d'approcher de façon non officielle les côtes inconnues des Amériques. Personne ne souhaitant dévoiler ses secrets de pêche, on évitait d'en parler. Certains y débarquèrent pour y faire du commerce ou y installer des comptoirs.Ce fut notamment le cas au BRESIL. Les indigènes anthropophages qui peuplaieint ces côtes furent vite des sujets de curiosité et de commentaires à Paris. Un certain nombre de marins français se fixèrent dans ce pays et y firent souche, s'adaptant à cette culture un peu particulière. Un pilote Dieppois aurait dit-on découvert le B résil dès 1490, soit deux ans avant la découverte de l'Amérique par COLOMB. Il est certain que dès 1500 les côtes du Brésil étaient aussi parcourues par les français, et notamment par les navires de l'armateur ANGO, qui de Dieppe envoie des équipages faire de la contrebande partout où il peut. Binot LE PAULMIER, en 1504 appareille de Honfleur sur 'L'Espoir". Il arrive sur la côte dans le domaine des indiens Carijos, dont le roi s'allie aux français qui prennent possession du pays. Essomeric, le fils du potentat local rentre en france avec le capitaine. Mais le chemin est semé d'embûches. Vingt sept marins sur soixante survivront. D'autres expéditions se succèdent. On découvre là-bas une tribu indigène qui s'oppose farouchement aux Portugais qui tentent de s'installer durablement. Les français tentent de s'en faire des alliés : ce sont les TOPINAMBOUS. Cette tribu aux moeurs cruelles pratique l'anthropophagie rituelle, en "engraissant" ses victimes avant de les consommer. Le réalisateur Nelson Pereira dos Santos en fera un film succulent intitulé: "Como Era Gostoso o Meu Francês"- 1971 - (ah, comme il était bon mon petit français !) . En Juillet 1552 le cordelier Thevet (encore un moine !) revient à Dieppe avec un atlas revu et corrigé par Guillaume Le Testu. Une tentative d'établissement durable au Bresil est alors envisagée avec l'aventurier NICOLAS DURAND DE VILLEGAGNON (voir page suivante).
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