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L'UNIVERSITE DE PARIS AU XVIè SIECLE
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LA VIE ETUDIANTE |
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es étudiants pauvres vivent aux collèges ou dans des institutions prévues par "pays". Les clercs peuvent trouver refuge dans les monastères de Paris. Mais une grande partie des étudiants logent sous les toits, parfois en compagnie des filles de joie qui exercent cette fonction libérale dans les étages des hôtels. C'est ce que l'on appelait " faire école de petite vertu ". Et le roi Charles V est obligé de faire fermer par des chaînes certaines rues du Quartier Latin qui sont notoirement des lieux de débauche. Les rixes dans la rue sont courantes: tout le monde est armé. Les habitants du quartier Latin eux-même sont forcés de s'organiser en milices car les soldats du roi ne peuvent pas faire leur travail de police sous peine de se voir agresser par les étudiants
Cette milice "bourgeoise" , soutenue par le pouvoir royal finira par avoir le dernier mot sur les étudiants après des années de confrontation. Cependant, la création de cette Milice va avoir d'autres implications, en particulier au moment de la LIGUE. .
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LES COLLEGES
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epuis les origines de l'Université à Paris, l'enseignement se fait dans des institutions financées et créées par de riche s mécènes, princes, comtes ou prélats qui désirent soit laisser un nom, soit permettre aux jeunes gens de leur province de se former à PARIS. C'est ainsi que sont nés les Collèges de NAVARRE, celui du Cardinal LEMOINE, ou le Collège de MONTAIGU . Tous ces collèges se situent sur la Montagne Ste Geneviève, dans le Quartier Latin.
Au XVIèle siècle, la contestation de la théologie traditionnelle et le déclin des "Nations" vont profiter à l'enseignement de ces Collèges. Chacun d'eux possède sa marque et sa propre personnalité, souvent donnée par son Principal (ou Recteur). Le Collège de MONTAIGU a une importance toute particulière dans la vie de Rabelais, et surtout dans le contexte historique du mouvement de la Réforme . On en voit ici l'emplacement sur un plan de Paris dessiné au XVI ème par Vassalieu. Un des côtés du bâtiment est construit sur le rempart de la ville. Un fossé extérieur le ceinturait. Et le gibet se trouvait juste au-delà. Cette vue avait sans doute de quoi créer une ambiance propice au travail.
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MONTAIGU
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et antre du conservatisme p édagogique et religieux est de façon surprenante le lieu où vont se croiser tous les hommes qui vont compter dans le domaine de la pensée de cette première moitié du 16ème siècle. ERASME y est élève et y enseigna peut-être; RABELAIS fréquente probablement ses bâtiments situés dans la rue des Sept-Voies, près de l'Eglise Ste Geneviève. CALVIN et LOYOLA y suivent des cours ensemble au même moment. VILLEGAGNON, un explorateur, y suit sa formation en latin. Enfin, Noël BEDA en est le Recteur après y avoir été élève.
Fondé en 1314 par Gilles Aicelin, archevêque de Rouen, il est transformé en 1483 en une sorte de congrégation comprenant deux cents élèves pauvres qu'on appelle "domestiques" ou "galoches" et quelques pensionnaires aisés nommés "caméristes". Les élèves de Montaigu portent une cape fermée en guise de costume, d'où leur surnom de "capettes" ou de "capets".
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