|
|
|
|
|
|
|
 |
L'UNIVERSITE DE PARIS AU XVIè SIECLE
 |
|
 |
 |
|
LA CONCURRENCE DES ORDRES MENDIANTS |
|
|
|
n 1229, sous la régence de Blanche de Castille, une rixe eut lieu sur la Montagne Ste Genevieve avec la Maréchaussée. LUniversité fit grève, puis quitta Paris pendant 2 ans pour Reims, Montpellier, Toulouse et Orléans. Pendant ce temps, les ordres mendiants avaient ouvert aux écoliers les portes de leurs couvents. Après 1231, Dominicains et Franciscains occupaient des chaires de Théologie. L'Université prit très mal cette concurrence.
En 1252, les moines sont exclus de la Société des Maîtres.
Cest sous le Pape ALEXANDRE IV, un ancien Dominicain, que le parti des moines est favorisé. Par une bulle, il dispense les moines de prêter serment dobéissance à la société des maîtres de lUniversité et de se soumettre aux statuts de la corporation. Il se déclare leur protecteur. Luniversité saborde la faculté de Théologie pour ne pas recevoir les intrus. Elle proclame sa dissolution.
URBAIN IV est un ancien pédagogue des écoles de Paris. Il limite le nombre des chaires de théologie dans les couvents et interdit aux moines de préparer à la maîtrise des étudiants qui ne se destinent pas aux ordres.
Le calme revient et l'Université de Paris devient la première en Europe pour son enseignement théologique.
|
|
|
LE POUVOIR DES RECTEURS
|
|
|
e pouvoir des Recteurs d'Université était extrêmement important.
On peut citer ce qu'en dit un auteur, spécialiste de l' époque : "Alors ce jeune homme dont l'unique fortune était souvent les habits qu'il avait sur le corps, devenait non seulement l'arbitre de ses consorts, mais encore un personnage important dans l'Etat. S'il était appelé au Parlement, il siégeait à côté des barons; s'il mourait dans l'exercice de ses fonctions, il était enterré à Saint Denis avec les rois; si les privilèges du corps avaient été violés, il pouvait suspendre à la fois les exercices scolaires et la prédication, c'est à dire jeter l'émeute dans la ville et le trouble dans les consciences.." (JULES QUICHERAT)
|
|
|
LES EXEMPTIONS ET PRIVILEGES DE L'UNIVERSITE
|
|
|

es privilèges de l'Université sont nombreux et datent de sa fondation au 13ème siècle. Mais au-delà de toutes les exemption de taxes ou libéralités fiscales, il est un privilège d'importance capitale : c'est celui du droit de Justice. Les étudiants et leurs maîtres ne dépendent pas des tribunaux royaux ou ecclesiastiques classiques. Ils ont le privilège d'être jugés par leurs pairs. On imagine assez bien la mansuétude de ceux-ci. Ce droit fut défendu par l'Université dès sa fondation et donna lieu à des conflits avec le pouvoir royal. Dans le cas d'une atteinte grave à ces privilèges, l'Université décidait de faire grève ou de quitter Paris (voir plus haut) . Le plus souvent le roi cèdait sous la pression de la rue, car les prêcheurs formés par le collège de Théologie n'assurant plus leur office, la population entière de Paris menaçait de se soulever. En 1407, Guillaume de Tignonville, Prévôt du Roi dut faire publiquement amende honorable et baiser sur la bouche le cadavre d'un étudiant qu'il avait eu l'outrecuidance de faire pendre sans passer par la décision des autorités universitaires.
Sous François 1er, le conflit de pouvoir continue. L'université est toujours jalouse de ses privilèges, mais le pouvoir royal tend à s'imposer, et grâce au Concordat, le Roi a le pouvoir de distribuer ce qui faisait l'enjeu de toutes les convoitises : les postes et bénéfices ecclesiastiques. Reste un pouvoir moral et théologique. Pour s'imposer François 1er devra exiler les docteurs de théologie, et en particulier l'infatigable Noel BEDA . qui osera s'attaquer directement à la soeur de Françoi, Marguerite de Navarre, et finra sa vie dans une cellule du Mont St Michel.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
   |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|