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AUBERGES ET TAVERNES AU XVIè SIECLE
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LE COUCHER A L'AUBERGE |
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es auberges au seizième siècle ont toutes quelques chambres rustiques à offrir au visiteur de passage. Le lit se partage généralement à deux ou à trois. Cela n'a rien d'étonnant pour l'époque. Rappelons qu'au Moyen Age il est de bon ton de partager sa couche avec celui qui vient vous visiter. Etre bourgeois, au Moyen Age, c'est être équipé chez soi d'un lit à quatre places. Pour y dormir avec ses amis.
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LE MANGER
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e mot restaurant au seizième signifie l'aliment qui restaure. En ancien français, nourrir signifie aussi "élever, instruire". Dans l'auberge de la Renaissance, traditionnellement, il y a toujours un pot en fonte sur le feu dans lequel mijote un fond de légumes et de viande. Au fur et à mesure de l'arrivée des clients, on rajoute ici quelques carottes, là quelques oignons, un peu plus de viande (mais chichement, ça coute cher) et des légumes verts...Du matin au soir, ces ingrédients mijotent ainsi dans leur jus. Et on rallume le feu le lendemain, avec les restes qui forment un fond de sauce..
Bien sûr, vous avez reconnu l'origine du fameux HOCHEPOT ou POT POURRI, l'ancêtre de notre POT AU FEU, qui remonte à l'origine des auberges et des cuisinières lassées de pas savoir prévoir à l'avance le nombre de convives qu'elles auront à nourrir le soir. Bénies soient-elles !
Mais au Seizième, la nourriture c'est encore d'autres choses, et il ne faut pas confondre la nourriture paysane et celle du bourgeois des villes
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NOURRITURE DE CAMPAGNE
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La campagne, la nourriture est peu variée.
Elle est principalement constituée de Pains ( comme la FOUACE, une galette de farine non levée préparée avec du beurre et des oeufs dont Rabelais dit d'elle que c'est "viande céleste") - et de bouillies comme LA FROMENTÉE. Le PAIN DE MÉTEIL ou d'avoine, frotté d'échalotte est remplacé dans les périodes de pénurie par des chastaignes ou même des glands. La nourriture du paysan ou de l'artisan a été progressivement améliorée par l'introduction du " Bled noir" ou sarrasin. Le paysan fait la distinction entre les herbes (Ex: les Poireaux) et les racines (Carottes, pastenades, navets)
Les fèves et les pois sont très appréciés. Eux seuls portent le nom de LEGUMES.
A ces éléments, il faut ajouter les oeufs, les laitages et fromages et le lait frais ou caillé avec lequel on prépare la CAILLEBOTTE. Pour se désaltérer le paysan se contente d'eau ou de piquette.
Malgré les faux saulmiers, le sel, qui est cher, est surtout utilisé pour la salleure (salaison) .
Parmi les SOUPES, on distingue LE BROUET qui est un bouillon assez liquide (d'où l'emploi péjoratif du mot) On servait successivement plusieurs soupes différentes,
LES GRASSES SOUPES DE PRIME, tranches de pain et de fromage trempées dans un bouillon, nourriture des moines après l'office de prime.
Parmi les potages, figurent les COSCOSSONS, (couscous) le SALMIGUONDIN, mélange de viandes assaisonnées avec du sel, la SAULGRENÉE (fricassée de fèves).
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NOURRITURE DES VILLES |
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hez le bourgeois de la Ville, les choses sont plus sérieuses. Après les " RAMONEURS DE GOSIERS " comprenant charcuteries, poissons salés ect...l'entrée de table se compose de soupes, de potages, de pâtés. Puis vient le second service où figurent des plats plus substantiels: plusieurs rôtis de viande, volaille, etc... L' Entremet comprend des légumes, des oiseaux d'apparat, comme le paon, et des pâtisserie. Enfin, l'issue de table, qui s'appelle aussi desserte ou dessert est composée de fromages, de fruits de gâteau etc..
La délicatesse de table reste rudimentaire malgré les conseils prodigués par Erasme (1530) et dans de nombreux manuels: malpropreté, gestes répugnants: Charles IX lance des victuailles sur ses convives : on hume (avale en aspirant avec bruit) on liche (lèche) les plats. La louche ne semble utilisée que par le queux; la fourchette reste presque inconnue. Le manque de raffinement a pourtant ses limites. Comme au Moyen Age, les convives lavent leurs mains à la fin du repas, et un cérémonial sévère préside à la distribution des places et à la hiérarchie des sièges. Par politesse, les convives portent une coiffure à table.
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LES VIANDES |
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ans les volailles on apprécie et déguste les Chapons, poules bouillies, coqz, et poules d'Inde (dindons et dindes). Comme au Moyen Age, la chair du Pan (paon), et du cine (cygne) sont très recherchées. En viande de boucherie l'homme de la Renaissance aime tout particulièrement le chevreau rôti, ou la CABIROTADE.
LA CARBONNADE, est le fait de griller la viande sur des charbons.
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