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LA REFORME
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RETOUR D'INFLUENCE
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ais François 1er que sa haine de Charles Quint rend versatile, oscille entre le Pape et les Princes allemands. Allié cette fois avec les protecteurs de LUTHER, il ne souhaite pas multiplier les exécutions. Une nouvelle période favorable aux réformés s'ouvre alors. Le Roi lui-même assiste à des prédications qui vont dans le sens des idées nouvelles. Il se peut qu'il ait pensé à la possibilité de se passer totalement de la tutelle papale, comme l'a fait Henri VIII en Angleterre, mais François 1er est tout sauf un incroyant ou un aventurier de l'esprit. Il réclame un concile. En 1533 il fait venir à la cour GERARD ROUSSEL, un des prédicateurs modérés du groupe de Meaux. La Sorbonne lui interdisant de prêcher dans les Eglises de Paris, le Roi lui accorde le LOUVRE. Succès total : on accourt de partout pour y assister. Noel BEDA qui vient par ailleurs de condamner l'ouvrage de Marguerite de NAVARRE, le " Miroir de l'âme pécheresse", mobilise les prédicateurs et tente de pousser le peuple de Paris au soulèvement. La fureur du Roi est grande. Il fait déférer les coupables devant le Parlement le 16 Mai 1533 et fait exiler ou enfermer un certain nombre de meneurs, dont Noel BEDA..
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LES DEBUTS DE CALVIN
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n faisant arrêter Noel BEDA dans sa chambre du Collège de Montaigu, puis les auteurs de pamphlets contre sa soeur dans celui du Colllège de Navarre, François 1er prend le risque de voir toute l'Université se soulever contre lui. Il n'en est rien grâce au nouveau recteur de l'Université, Nicola COP, un humaniste, un modéré favorable aux idées des Bibliens. Son discours en faveur du Roi calme les ardeurs des "escholiers" et des Maîtres. L'ouverture de la rentrée universitaire suivante doit traditionnellement etre précédée d'un discours du recteur. Pour le préparer, Nicolas COP fait appel à un de ses jeunes amis, rencontré quelques années auparavant sur les bancs de MONTAIGU. Le jeune JEAN CALVIN a poursuivi et complété ses études de droit par l'enseignement de théologie de ce collège réputé pour son conservatisme. Mais CALVIN n'est pas exactement un conservateur. Le discours d'ouverture proféré par NICOLAS COP est mesuré, mais dans le camp des extrémistes amis de BEDA on tente de le déstabiliser. Deux moines Cordeliers l'accusent d'hérésie par omission de thèmes tels que les indulgences et les oeuvres méritoires. Le discours doit donc être examiné par le Parlement. Pour Calvin qui s'enfuit, c'est le début d'une longue errance (voir biographie) qui la mènera à GENEVE..
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