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LA MUSIQUE AU XVIè SIECLE
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L'EDITION MUSICALE |
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vec lapparition de limprimerie musicale (Ottaviano Petrucci publie le premier livre de musique polyphonique en 1501 à Venise), la chanson va connaître une diffusion sans précédent. En 1528, à Paris, Pierre Attaingnant adapte à la musique la technique des caractères mobiles (chaque note est imprimée avec son bout de portée) permettant une impression en un seul tirage, au lieu du procédé à double impression de la génération précédente. Grâce à lui, le livre de musique touche un public plus large, cest dailleurs à celui des amateurs (courtisans, riches bourgeois) tout autant quaux musiciens de cour que sont destinés les quelques 35 recueils de chansons quil publie entre 1536 et 1550. Le standard de la chanson dite parisienne, de dimensions réduites saccorde parfaitement aux impératifs de mise en page lui permettant de placer une et souvent deux pièces par forme typographique.
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LYON ET JACQUES MODERNE
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Lyon, ville frontière jouissant de nombreux privilèges commerciaux, aux industries ouvertes vers lEmpire et lItalie, limprimerie musicale prospère au point de rivaliser avec Paris et Venise. Limprimeur Jacques Moderne, originaire dIstries, y développe cette spécialité. Son activité est facilitée par ses contacts avec lItalie dune part et la cour de France dautre part (celle-ci séjourne fréquemment dans la ville pendant les guerres dItalie). Cet imprimeur présente ses livres de chansons par séries intitulées : Le Parangon des chansons (11 livres entre 1538 et 1543) et Le difficile des chansons (2 livres entre 1540 et 1544). Il met au point un astucieux procédé de présentation tête-bêche qui permet aux quatre chanteurs de suivre chacun sa voix en ne posant quun seul livre sur la table. Il nous donne ainsi un exemple de la convivialité de cette pratique où quatre chanteurs se plaisent à lire ensemble une poésie tout " en chantant mélodieusement "
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illustration : Jacques Moderne, Le Parangon des chansons, Tiers livre, Lyon
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epuis la fin du XVe siècle, le répertoire de la chanson est marqué par une cassure stylistique entre la tradition galante de cour, la tradition populaire dite " rustique " et celle, plus récente, de nature narrative.
La chanson courtoise : Ses textes perpétuent le style de la plainte courtoise, ils sont encore fréquemment inspirés du fameux recueil Le jardin de plaisance (1501). Les compositeurs de la cour (Claudin de Sermisy, Pierre Sandrin) fournissent larchétype du genre :
- Les structures sont simples et équilibrées faisant souvent appel à la reprise de la phrase terminale.
- La partie supérieure est souvent la plus chantante, mais le ténor garde une formulation très mélodique.
- Chaque vers supporte une phrase musicale à la formulation syllabique et équilibrée, sa déclamation est souvent calquée sur le mètre décasyllabique (4 + 6).
- Le style vertical domine, mais il alterne souvent avec de courtes imitations ; les cadences constituent une assise tonale sont sans ambiguïtés.
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© : Illustrations sonores : Ensemble Res facta . (Émilie Brugnaux, Carole Ménard, Véronique Rémy, Laurianne Tricon, Benjamin Duchamp, Jean Duchamp, Cédric Grondin, Denis Le Touzé, Romain Mastier, Romain Piquet) Atelier de musique de la Renaissance, Université Lumière, Lyon 2 (Direction Jean Duchamp, juin 2001).
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