|
écriture sur cantus firmus constitue le mode de composition le plus traditionnel au XVIe siècle. Dans les messes et motets, il s’agit de construire l’édifice polyphonique d’après un cantus prius factus (chant grégorien ou chant profane) placé en valeurs longues dans une voix interne appelée " teneur "(d’où le nom de " tenor " donné à cette voix). Les parties qui environnent cette voix principale s’appellent donc naturellement contratenor altus et contratenor bassus, la voix supérieure prenant le nom de discantus ou superius. Celles-ci sont conçues selon une formulation mélodique indépendante même si elles annoncent traditionnellement l’entrée du cantus firmus. Selon ce principe d’écriture, l’architecture de l’oeuvre est soumise aux périodes mélodiques du cantus firmus.
Exemple d’écriture sur cantus firmus

Les compositeurs franco-flamands ont recherché à unifier la texture musicale par léquivalence des parties vocales. Les motifs employés se retrouvent donc dans toutes les voix sur des hauteurs différentes, ils sont disséminés au point denvahir lensemble de la polyphonie. Cette technique dite " en imitation " constitue le principe dénoncé syntaxique dominant au XVIe siècle. Chaque phrase du texte est marquée par une entrée successive des voix sur le même motif, puis après la dernière entrée, une cadence marque la ponctuation.
|
|