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A PESTE est la plus crainte des maladies mortelles On la décline en : Fièvre pestilente. Fièvre Méphitique. Coqueluche (sorte de Peste, selon la nature du VENIN de la maladie). La Suette est une sorte de Peste. La Bosse aussi . Le Charbon: idem. La Pourpre: idem
La LEPRE a deux causes : la Cause Primitive ou la cause héréditaire. C'est ce qui se dit à l'époque.
La Cause Antécédente est attribuée à l'air des pays trop chauds froids etc...
La Cause Conjointe, elle, est imputable à la contagion incurable, car c'est un chancre universel. Les LADRES blancs, appelés Cachots, Cagots, Capots, qui ne présentent aucun indice de lèpre par dehors.
Les ladres sont considérés comme SALACES, on les disait atteints de SATYRIASIS.
Une forme de Choléra est appelée TROUSSE-GALANT.
LES FIEVRES
La Fièvre Tierce est due à la bile
La Fièvre Quarte se fait de l'humeur mélancolique.
QUELQUES MEDICAMENTS UTILISES
D'après l'auteur contemporain Michel RAGON, RABELAIS à ses patients prescrivait la diète, des fulmigations de mercure, des pilules daloes, du genièvre rapé, des décotions de gaiac, de bois desquille et de salsaparilla.
A cette époque contre la peste on utilise des lotions de vinaigre et comme cure préservative, l'odeur du bouc. La frigidité féminine se guérit par une infusion de fourmis volantes (!). L'impuissance masculine, elle, se traite en assaisonnant les repas de sel de lézard
La panacée universelle est "la poudre de sympathie" composée de vitriol calciné
La "poudre d'oribu" dont parle Rabelais venait de la chandelle de résine
Petite SUPERSTITION amusante (!), mais révélatrice de l'époque : On croit que la corde d'un pendu protège des maux de tête.
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