Lyon capitale de la Renaissance Française (1/2)


LYON AU XVIè SIECLE

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LYON CAPITALE DE LA RENAISSANCE
YON est au début du seizième siècle la véritable capitale de la Renaissance Française. Il y a à cela un certain nombre de raisons : c'est une ville cosmopolite et ouverte, c'est la porte de l'Italie et elle bénéficie la première des influences artistiques, architecturales et intellectuelles qui en font la douceur de vivre. Quartier St JeanC'est aussi et surtout la ville du commerce international qui organise quatre grandes foires par an qui se déroulent à la Fête des rois, à Quasimodo, le 2 Aout et à la Toussaint. De surcroît LYON accueille presque chaque année toute la cour du roi FRANCOIS 1er pour qui elle constitue une base arrière confortable et pratique pour l'organisation de ses expéditions militaires en Italie. Les milliers de chevaux et d'hommes du train royal s'installent alors sur la Saône, autour de l'Ile Barbe, et font de Lyon la capitale provisoire de toute la France. On construit chateaux et campements, on organise des fêtes et des tournois, le Roi légifère, organise des soirées littéraires et admire les belles Lyonnaises à l'esprit aussi attirant et vif que leurs atours. Il peut apprécier les mets les plus raffinés et les meilleurs vins du royaume avec les beaujolais, les bourgognes et les côtes du Rhone. Il peut pêcher et chasser dans les Dombes et visiter les villes d'artisanat qui se trouvent aux alentours. Paris en comparaison semble un cauchemard, si on en croit ERASME . LYON pour lui est la ville où " les filles d'auberge vous entretiennent familièrement " et ou "la nourriture est si bonne que je me suis souvent étonné comment elles peuvent traiter à si juste prix" . Et si RABELAIS s'installe à LYON, on peut penser que c'est en toute connaissance de cause, ayant fait son tour de France des Universités. On survit donc plutôt bien à Lyon et cela se sait. En cinquante ans, la population de la ville augmente de cinquante pour cent. Elle va passer de 40.000 à 60.000 personnes

LA CAPITALE ECONOMIQUE

u seizième siècle, les marchands en tous genres travaillent désormais à l'échelle nationale et européenne. Banque, commerce et soie sont les trois mamelles lyonnaises de cette époque. Sur 209 grandes sociétés de commerce en france, il y en a 169 à Lyon, soit 81% du total de l'activité nationale !. Parmi celles-ci 143 sont d'origine italienne et 15 sont d'origine allemande.
Ce privilège de commerce et de Banque est exceptionnellement accordé par François 1er. Cela lui permet au Roi de financer ses opérations militaires en Italie. Ce qui ne se fait pas sans provoquer quelques grincements de dents de la part Hotel Gadagnedes autorités ecclésiastiques. Et cette libéralité lui sera sévèrement reprochée après sa mort, au moment de la Contre-Réforme (RP BENEDICTI in "De la somme des péchés"..par ex) Parmi les commercants et banquiers connus citons les GUADAGNI, devenus Gadagne à la fortune colossale, qui feront construire leur hôtel particulier, toujours visible dans le quartier St JEAN ( voir photo ci-contre). Mais il y a aussi les CAPPONI, ou les BONVISI . La famille de VERRAZZANO est aussi installée à LYON. On peut citer encore Hans KLEBERGER, dit "le bon allemand" qui eut un rôle improtant dans la prise en main des oeuvres sociales de la Ville par les bourgeois .
Il est cependant une nouvelle activité économique spécifique au seizième siècle : c'est l'imprimerie, dont les ateliers se situent près des quais de Saone, Mais les guerres religieuses et les conflits idéologiques vont faire disparaître ou disperser ces précurseurs de la "nouvelle économie". Paris et Genève prendront la relève . L'imprimerie sera alors sous contrôle politique et religieux.

L'INDUSTRIE DES DENTS NOIRES

Imprimeurs n mille maisons, au-dedans,
Un grand million de dents noires,
Un million de noires dents
Travaille en foires et hors foires. "
(Charles FONTAINE, "Ode de l'antiquité et excellence de la ville de Lyon" )
De 1415 à 1545 l'imprirerie connaît à LYON une véritable prospérité.
la ville est par excellence celle de l'industrie des DENTS NOIRES. Par ce terme on veut désigner métaphoriquement les lettres de plomb ("casse"), qu'on utilise sur les presses du type Gutemberg. On peut encore en voir, retrouvées au fond de la Saône, exposées au Musée de l'Imprimerie de la Ville de Lyon
Les ateliers se situent principalement Rue MERCIERE, et sur le quai de Saône Les éditeurs s'appellent Sébastien GRYPHE, François JUSTE, Claude NOURRY, Jacques MODERNE qui fut un éditeur important pour la musique de cette époque...On peut citer aussi Jean de TOURNES. Pierre BAILLY y publie une bible dite “ des simples gens, ou des pauvres” en 1521. Symphorien CHAMPIER fait publier “ La vie du preux chevalier Bayard” (1525) qui est un véritable succès de librairie.
François RABELAIS n'aura pas à aller très loin pour se faire éditer. De l'Hotel Dieu où il officie comme médecin jusqu'à la Rue Mercière, il n'y a que trois cent mètres.

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