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FRANCOIS 1er 1494 -1547

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UN ROI CROYANT |
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a piété du Roi n'est pas feinte. François peut aimer passionnément la vie et ses plaisirs, cela ne l'empêche nullement de croire en Dieu. Les indices de cette foi ne manquent pas : il écoute la messe tous les jours. Un oratoire est installé en permanence dans sa chambre. Il ne dédaigne pas profiter de ses multiples voyages pour aller révérer un saint local ou une reliques connue. Quitte à payer physiquement de sa personne en marchant comme n'importe quel pélerin. Lors de la décapitation de la statue de la vierge à Paris (voir 1528) on le verra pleurer sincèrement et se reprocher d'avoir négligé la mère de Dieu, protectrice du Royaume. Et c'est tête nue qu'il prendra la direction d'une des nombreuses processions expiatoires. Si François est effectivement un homme cultivé, aimant les arts et les lettres, ce n'est pas un théologien, et sa réflexion religieuse est sans doute sommaire. Favorable aux Humanistes et à la première Réforme, il l'est parce qu'il aime par principe la modernité. Mais lorsqu'un réformé afficher un libelle contre l'Eglise romaine sur la chambre de sa porte en 1534 (affaire dite "des placards") il se sent personnellement visé, et offensé. La répression sera féroce.
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UN ROI AIMANT L'ART
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rançois aime les artistes. Et tout particulièrement les Italiens. Il reçoit fastueusement Leonard de Vinci, géant vieilli, mais créateur universel, qui ne produira plus que des études techniques, mais viendra avec sa Joconde sous le bras. Rosso, Le Primatice seront ses décorateurs. Benvenuto Cellini, qu'il fait sortir des geoles du Vatican où le Pape l'a jeté suite à un meurtre, va fondre pour lui des objets utiles et beaux. Car le Roi n'ignore pas que s'il peut du jour au lendemain faire d'un homme un prince, il n'est pas en son pouvoir d'en faire un artiste. Il aime aussi la littérature. Et on prétend que Balthazard Castiglione lui faisait lire les premiers feuillets de son "Il Cortegiano" (le courtisan). Sa bibliothèque de Fontainebleau est la base de notre Bibliothèque Nationale. Il y rassemble tout ce que l'Europe peut lui fournir de livres latins et grecs. Et s'il ne peut acheter, il fait copier. Même chose en sculpture, et c'est ainsi que l'Apollon du Belvédère et la Vénus de Cnide apparaîtront en France.
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DRAMATURGIE POLITIQUE |
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n ce début de Seizième siècle, le jeu politique est une pièce qui se joue principalement à trois personnages : le Roi de France, le Roi d'Angleterre, et l'Empereur Charles Quint en sont les protagonistes. Les Papes qui sont raremement élus à vingt ans, n'ont pas une grande longévité au pouvoir. Ils peuvent être considérés comme force morale importante, mais il n'ont pas les moyens militaires de jouer un premier rôle.
Mais qu'est-ce qui motive ces chefs dans leur désir de s'affronter ?
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FRANCOIS 1er L'ITALIEN |
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rançois est particulièrement fier du sang Italien qui coule dans ses veines. Sa grand-mère en effet s'appellait Valentine VISCONTI. Sa petite enfance s'est déroulée pendant deux années dans une ambiance d'Italianité et de Renaissance à la cour de Cognac. En garde-t-il la nostalgie ? Le fait est que son ambition, son obsession, son grand dessein politique c' est de reconquérir le Milanais. Ambition réaliste ? Pourquoi pas : Il a l'argent, il a les moyens militaires, il est admiré par la population Italienne. Seules d'incroyables maladresses, des brutalités inutiles, des choix d'hommes malheureux, des campagnes militaires désasteuses, vont empêcher la France d'avoir une géographie transalpine durable.
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CHARLES QUINT LE BOURGUIGNON |
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e jeune Charles de Luxembourg est né d'une famille issue du Duché de Bourgogne. Il est, contre toute attente, choisi comme Empereur lors du vote de la Diète de Francfort le 28 Juin 1519. Il souffle ainsi au Roi de France une dignité et un pouvoir que celui-ci revendiquait, et qu'il n'a pas su négocier par maladresse. Parvenu sur ce trône, Charles rêve obsessionnellement de récupérer la Bourgogne, qu'il estime indûment rattachée à la France par Louis XI. Rêve irréaliste ? Probablement, car pour obtenir la Bourgogne, il lui faudrait démembrer la France, alors qu'elle est à cette époque l'Etat-Nation le plus cohérent, le plus attaché à son identité et à son roi. Cette passion impossible va entraîner un aveuglement funeste de l'Empereur, qui va ainsi perdre à plusieurs reprises l'avantage qu'il a pu prendre sur son rival le Roi de France.
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