Biographie de FRANCOIS 1er, Roi de la Renaissance Française (1/6)

le roi françois premier


FRANCOIS 1er
1494 -1547

deco

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UN ROI PRODIGUE

rançois 1er fut-il un grand roi ? Par la taille on ne peut en douter: l'armure d'apparat qui est présentée au Musée de l'Armée montre bien que l'homme était un colosse d'une taille peu commune pour l'époque : près d'un mètre quatre vingt dix ! En ce qui concerne le Politique, on peut par contre s'interroger. Les guerres incessantes et inutiles avec Charles Quint, les dispendieuses campagnes d'Italie ne ramènent rien de concret au Royaume de France. Les chateaux et demeures qu'il fait construire par dizaines ruinent les finances et rendent exangue le pays. Mais dans l'imaginaire des Nations, François 1er reste pour les Français l'archétype du roi-mécène, un roi brillant, grand amateur de femmes et d'art. Un roi très aimé , pour lequel son bon peuple se cotisa afin de payer sa rançon lors de sa captivité. Il est le premier représentant d'une lignée de princes, qui comme Louis XIV ou Louis II de Bavière (" Das ist für die Kunst ! " - c'est pour l'art ! - ) justifient leur fonction par la DEPENSE. "Il est notre luxe à tous, à travers lui nous pouvons rêver..." auraient pu dire les fileuses de France en travaillant pour la libération du Roi. Mais après tout, n'est-ce pas là une bonne définition de ce qu'est un Monarque ?

UN ROI AVENTUREUX

n 1515, Louis XII meurt sans descendance mâle. François 1er est le fils de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie. Marié à la fille de Louis XII, Claude de France, il succède à son beau-père, qui est aussi son cousin à l'âge de vingt ans. Adulé par sa mère et sa soeur, éduqué plus énergiquement par le Maréchal de Gié, il a à la fois du goût pour la poésie et le combat. Il rêve d'exploits chevaleresques. Son premier projet de roi est de reconquérir le Nord de l'Italie. Entouré de ses anciens compagnons de jeux, François marche à travers les Alpes, réussissant à faire passer les 72 canons lourds de son artillerie là où personne ne l'aurait cru possible. Dans la plaine, l'armée des mercenaires Suisses l'atttend. Après quelques tentatives de négociation financière infructueuses, la bataille est incontournable. Réputés invincibles au combat, les Suisses sont craints dans toute l'Europe depuis Louis XI et la fameuse bataille de Morat. François 1er à la tête de sa cavalerie engage un combat fougueux dans la plaine de Marignan. Les Italiens qualifieront ce type de charge de "furia francese". Fort heureusement, l'artillerie dirigée par Galiot de Genouillac avait eu le temps de tailler en pièces les rangs compacts des fantassins suisses. Malgré cela, il faudra aux troupes françaises la chance de recevoir un renfort au moment le plus critique de la bataille pour voir les Suisses abandonner le terrain en bon ordre. Cette victoire est un évènement qui claque comme une bannière dans toutes les capitales d'Europe: un nouveau roi est né. Un roi de vingt ans, avec lequel il va falloir compter. L'état de la France est alors celui d'un pays riche. Avec vingt millions d'habitant, c'est le plus peuplé d'Europe. Les revenus que le roi de France va tirer du pays grâce à l'impôt sont équivalents ou supérieurs à l'or des Amériques que l'Espagne commence à faire venir chaque année par Galions entiers. Et, comme chacun sait, l'or est le nerf de la guerre....

UN ROI BON VIVANT
rançois 1er a un caractère heureux et enjoué. Il envisage sa responsabilité comme un état naturel. Il a été conçu et élevé par sa mère comme une revanche sur le destin. Louise de SAVOIE est une veuve humiliée à qui on a prédit un jour que son fils serait roi. Elle y croit, contre toute évidence. Et elle élève ce fils sauveur en conséquence. Le destin finit par lui donner sa revanche. François a donc toutes les raisons d'être un roi gai et bien dans sa peau, comme on n'en verra plus avant longtemps. Il aime la vie et il plaît aux femmes. C'est un passionné. Parmi ces passions on peut aussi citer la chasse, l'art du combat chevaleresque, les voyages. L'art poétique, aussi. Mais se laissant aller à ces passions, il en oublie qu'il en est de funestes, qui n'ont rien à voir avec la conduite d'un chef d'Etat. Son attitude envers Charles Quint est à bien des égards entachées de maladresses incroyables. Ses campagnes militaires aussi. Il ne sait pas s'entourer de conseillers et de capitaines fiables. Son comportement au combat relève souvent de la bravade inutile, ce qu'il va payer d'une douloureuse et coûteuse captivité après le désastre de Pavie. Maintes fois sur le papier il a tous les atouts entre les mains pour vaincre définitivement ses ennemis. Chaque fois le sort lui est contraire parce qu'il n'a pas pu réfréner une envie. A propos de lui on pourrait pasticher l'adage," souvent François varie, bien fol qui s'y fie...."

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