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osme MEDICIS (père de Laurent) fut le soutien et l’inspirateur de l’héllèniste Marcile FICIN (1433-1499). Cosme voulait faire connaître Platon (La République Les Lois) dont les ?uvres originales avaient été apportées en Italie par les byzantins. FICIN apprit le grec et se mit à traduire Platon et ses disciples avec l’objectif de tenter de créer une passerelle entre le christianisme et la pensée Antique. C’est lors du Concile de Florence (1439) que Cosme MEDICIS, eut l’idée de créer une « Académie », à la manière de celle crée par Platon à Athènes. Cette académie regrouperait les plus grands savants de la péninsule.
Cest ainsi que naquit l "Accademia di Careggi", nom dun domaine quil mit à la disposition de ce cénacle libre et sans règles. Lacadémie regroupa dabord des auditeurs florentins, italiens, puis européens avec tout un réseau de correspondants et de "coplatoniciens" fidèles. Marcile FICIN fut le grand prêtre de ce culte intellectuel au sein dune structure qui se situait au-dessus des universités et des dogmes. Cette structure fut reprise par la suite dans toute lEurope savante : Erasme avec ses « banquets » littéraires (« convivium poeticum ou religiosum ») et Alde MANUCE, le grand Imprimeur de Venise, avec sa « Neacademia », appelée Académie Aldine (1500)..
FICIN, à travers Plotin ("Les Ennéades"), un disciple de Platon, tentait ainsi de développer une pensée qui puisse construire une nouvelle apologétique intégrant la grandeur de l'homme, une vision unitaire du cosmos à travers le rapport de l'Etre à l'âme. L'homme y trouvait sa place, mais comme fondu dans un grand tout (l'UN, DIEU) auquel on pouvait accèder par l'Extase. Cette pensée mystique acceptait et justifiait les pratiques magiques ou incantatoires qui faisaient la caractéristique du XVè et du XVIè.
Les auditeurs se bousculèrent à Florence, tels le hongrois Pannonius, lallemand Reuchlin, ou langlais Colet. Mais il en est un qui marqua les esprits : Pic de la Mirandole (1463-1494) vint pour la première fois en 1485 à Florence, attiré comme beaucoup d'autres par ce savoir et dans l'espoir d'accéder à la vraie pensée de Platon. Après des déboires avec Rome et la Papauté, le jeune prodige revint à Florence trouvant un refuge définitif auprès de FICIN et des MEDICIS. Il y finit sa courte vie (mort à 32 ans, il fut probablement empoisonné), en écrivant ses «Disputationes Adversus astrologiam divinatricem », une critique radicale de lastrologie. Ce faisant, Pic de la MIRANDOLE se rapprochait plus d'une pensée issue d'Aristote que de celle de Platon ou des ses successeurs dont il percut sans doute les limites vers la fin de sa vie.
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