La Guerre au 16 ème siècle - (2/3)


LA GUERRE AU XVIè SIECLE

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LA CAVALERIE LEGERE
ette arme n'est pas aussi considérée que la Gendarmerie à l'époque de François 1er. Mais elle prendra de plus en plus d'importance en raison du développement des arquebuses, qui rendent les lourdes cuirasses inutiles. Son armement est lui-même simple et dépouillé : épée, masse, ou lance. Elle est regroupée en bandes de 100 à 200 cavaliers. Ce sont les ancêtres de ces divisions de "cuirassiers" napoléoniens.

LES MERCENAIRES

es troupes mercenaire s'offrent à qui a les moyens de les payer. Et les Etats s'empressent de s'adjoindre leurs services quand la guerre se déclare. De ce fait, on peut les retrouver un jour dans un camp, le lendemain dans l'autre (sauf s'il y a contrat d'excluslivité). Ce sont principalement des fantassins, bien équipés, dotés souvent des derniers armements, dont notamment les arquebuses. La nationalité importe peu. Mais les" bandes" de mercenaires se regroupent souvent par pays. Ils viennent de partout : il en existe des français avec par exemple les Gascons et les Basques. Mais les plus prisés et les plus redoutés sont d'abord LES SUISSES. Invaincus de Louis XI jusqu'à François 1er (Marignan), ils ont, par un contrat, juré depuis cette défaite de ne se vendre qu'au roi de France. L'arme des Suisse, est principalement la longue pique de 18 pieds, arme avec laquelle ils brisent les charges de cavalerie lourde. Pour mémoire, ce sont les Grecs d'Alexandre le Grand qui mirent au point les premiers cette tactique...Mais ces longues piques ne pourront rien pour arrêter les boulets de canon de Galiot de GENOUILLAC à Marignan. La France possédait à l'époque la plus importante artillerie d'Europe. Les concurrents des Suisses sont les LANSQUENETS (illustration) Allemands, dont la fameuse "bande noire" qui se fit massacrer en vain à Pavie au service de François 1er. Amenés plus tard dans la péninsule Italienne au service de l'Empereur Charles Quint pour combattre les troupes françaises, ils allèrent jusqu'à piller Rome et le Vatican en 1527 pour leur propre compte, ce qui fit un scandale inouï dans toute la chrétienté. Regroupés en "bandes" ou "enseignes", de 250 à 500 hommes, on trouve des hallebardiers, des arquebusiers et des piquiers. Les LANSQUENETS occuperont une place privilégiée sur le marché du mercenariat, surclassant même les Suisses à la fin du règne de François 1er.

LE BOULET DE FER: LA VRAIE REVOLUTION STRATEGIQUE

a grande révolution de l'art militaire au 16ème siècle, c'est principalement le CANON. Et, bien plus que le canon, qui existait déjà dans les siècles précédents ( les canons à chargement arrière sont fabriqués depuis 1380 ) ce qui révolutionne tout, c'est le BOULET DE FER, munition qui peut détruire les fortifications moyen-âgeuses les plus importantes, et qui laisse sans défense ceux qui s'enferment dans les vieux châteaux forts, ou les anciennes fortifications des siècles précédents. Les vieux concepts militaires s'inversent : la hauteur d'un rempart devient un handicap alors qu'elle était autrefois un avantage. S'abriter derrière un mur est bien moins sûr qu'auparavant. La mobilité prime sur la fixité.
Mais le CANON est une arme chère et rare. Sa fabrication (illustration) nécessite un savoir faire et des conditions favorables de production . La noblesse se trouve donc en dehors de la course aux armements. Seuls princes et monarques ont les moyens de cet investissement coûteux, ce qui va renforcer le pouvoir centralisateur du Roi. Pour sa première campagne d'Italie, François 1er emporte soixante-douze canons. C'est considérable pour l'époque. Les Suisses à Marignan n'en avaient quasiment pas (seulement 9 petites pièces). Leur tactique consistait alors à s'emparer de ceux de leurs ennemis. Tactique risquée, surtout en cas d'attaque frontale. D'autant que le CANON est en passe de changer de fonction : de bélier moderne, perceur de remparts, il prend une place de plus en plus importante sur le champ de bataille pour briser les assauts ennemis qui se font par lignes compactes et profondes. Le chargement d'un canon prend du temps. Un assaut direct contre quelques canons pourrait avoir quelques chances de réussir, moyennant des pertes, mais pas face à soixante douze !
C'est pour l'avoir ignoré ou oublié que François 1er, sera défait et fait prisonnier à Pavie alors que la bataille était mathématiquement gagnée pour les Français. Ne laissant pas le temps aux artilleurs de faire leur travail, le Roi s'était précipité à cheval dans la mêlée alors que rien ne l'y obligeait. La fine fleur de la noblesse française y laissa la vie. La "Furia Francese" qui faisait l'admiration des Italiens avait montré ses limites.

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