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LA GUERRE AU XVIè SIECLE
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DES GUERRES SANS FIN |
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es guerres incessantes se déroulent à l'époque de François 1er. Du début jusqu'à la fin de son règne la France n'aura presque pas de répit. En 1536 le pays sera même envahi par les Impériaux alliés avec les Anglais pour l'occasion. Les troupes de Charles Quint approcheront jusqu'à deux cents kilomètres de Paris. Mais à l'échelle de l'Europe, la France est un pays très étendu, et de surcroît, elle est à cette époque le plus peuplé de tous. La conquête et surtout l'occupation d'un territoire aussi grand n'est pas chose aisée pour les armées peu nombreuses de ce siècle. On est encore loin au 16ème de l'idée de conscription qui permet de réunir à peu de frais des armées gigantesques, telle la Grande Armée Napoléonienne qui tentera vainement d'envahir la Russie. L'armée de la Renaissance est une armée rétribuée . De ce fait, et à cause de son budget, François 1er n'imaginera jamais pouvoir réunir plus de 50.000 hommes pour ses opérations de guerre, ce qui est pourtant considérable pour l'époque. On est loin aussi de l'idée de Guerre Totale, qui confond dans une même destruction populations civiles et militaires. Certes des villes sont pillées, des exactions sur la population sont courantes, mais elles n'ont pas encore le caractère de destruction totale, massive et systématique de certains conflits récents. D'ailleurs, l'armement ne le permettrait pas: passer une ville entière au fil de l'épée est une activité épuisante et fastidieuse qui peut prendre des jours entiers, là où quelques bombardiers modernes massacreraient une population entière en quelques minutes. D'où le caractère exceptionnel et exemplaire de cette pratique, qui relève plus de la guerre psychologique. Et comment tenir militairement un pays quand on se trouve en infériorité numérique ? En Inde, il faudra à l'armée britannique un grand sens de l'opportunisme politique, lié à un armement très supérieur. Ce n'est pas le cas des ennemis de la France à cette époque. D'ailleurs les "pays" qui constituent l'Etat français restent profondément attachés à leur roi, même si les particularismes des provinces sont des facteurs de division.
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LE BAN ET L'ARRIERE BAN
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estige des temps anciens, on trouve encore le ban et l'arrière ban. Composé de tous les nobles possédant des fiefs qui doivent un soutien militaire au Roi. Les roturiers n'en font pas partie et payent une taxe estimée entre 15 et 20% du revenu foncier.
C'est le Bailli (voir DUPRAT) qui procède à une "monte en robes". Cette "monte" est un conseil de révision qui sélectionne les nobles qui iront grossir les rangs de l'armée dès que le Roi décrète une levée du ban. Chaque homme doit être équipé de deux chevaux et une cuirasse complète, lance épée pour l'Homme d'Arme, et cheval corselet, épieu et pistolet pour l'Archer. Chaque homme est rétribué pour sa participation selon son grade.
Les compagnies sont de cent hommes d'armes et deux cents archers. A partir de 1536, BAN ET ARRIERE BAN compteront des fantassins dans leurs rangs, car les possesseurs de petit fiefs obtiennent de faire un service à pied , ce qui revient moins cher que monté à cheval
Mais BAN et ARRIERE BAN vont bientôt disparaître. Cette force militaire ne pouvait être disponible que pour une durée limitée à trois mois . Elle n'était plus opérationnelle pour les guerres de conquête du Roi.
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LES COMPAGNIES D'ORDONNANCE
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u'on appelle aussi GENDARMERIE. Elles constituent la force principale de l'armée. C'est sa cavalerie lourde. Les hommes qui la composent sont des soldats volontaires, tous de souche noble. C'est une armée permanente, dont les personnels touchent une solde annuelle. Les compagnies sont logées dans des villes de garnison. Elles sont organisées en "lances". Chaque lance est un groupe de soutien du cavalier "lourd". Il se compose de deux artilleurs, haquebutier, d' un coutilier, chargé d'exécuter les cavaliers ennemis tombés en les poignardant à travers leurs cuirasse, et d'un ou deux valets qui font les petites tâches de soutien.
Le cavalier, on devrait dire le chevalier, est quant à lui est entièrement cuirassé, son cheval est protégé sur les flancs , la tête et le cou. Mais la vulnérabilité de ces cavaliers lourds est évidente: à terre, ils sont égorgés par les coutilliers, de même qu'ils s'empalent sur les longues piques des fantassins Suisses ou Allemands. Enfin, l'arme à feu sonne la fin théorique du cavalier armuré. Mais il faudra pourtant attendre les désastreuses charges de 1870 face aux fusils allemands pour voir le cavalier cuirassé disparaître du corps de bataille français. On note au passage que les valets des chevaliers de la Renaissance ont aussi pour fonction de négocier le rachat de leur maître (ou de la dépouille de celui-ci) lorsqu'il est fait prisonnier par l'ennemi. Le champ de bataille au Seizième siècle est donc le lieu d'une féroce compétition pour capturer les plus riches cavaliers de l'armée ennemie. De la "fortune" des armes dépent la constitution ou la perte de véritables fortunes financières qui changent ainsi de main lors des engagements.
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