Les fêtes au 16 ème siècle - MANIFESTATIONS DE LA JEUNESSE - (2/3)


LA FETE AU XVIè SIECLE

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E CARNAVAL
" Ce jour là, le lieutenant général de la sénéchaussée se retirait dans une maison de campagne pour ne pas rendre la justice illusoire ". La population porte des masques. Les hommes se travestissent en femmes. (au bout de la parade, ils donnaient le jour à quelque affreux rejeton). mais jamais l'inverse.
On asperge d'eau les passants grâce à des seringues d'apothicaire.
" si aucuns faisaient du sage, ne se voulant trouver et contribuer à ces folies, on assiégeoit sa maison jusqu'à les contraindre de se rendre et faire ce qu'ils trouvaient bon lui ordonner. "

LES TRIBUNAUX DE JEUNESSE

e lieu de séance du Tribunal de Jeunesse est d'ordinaire un cabaret, une place publique ou un pré communal. Là on imite les pompes des cours de justice. Toute cette mise en scène se retrouve aussi dans les "COURS CORNUELLES", en Languedoc, où des jeunes débattent des commérages et scènes familiales échappées de la vie des ménages pendant l'année. La sentence, quasi-automatique de charivari est exécutée lors du Carnaval.
Au sortir des vêpres de la Pentecôte, les bacheliers dressaient une table et des chaises sur la place entre l'église et la halle. Ils faisaient comparaître devant eux, chapeau bas et à genoux, un bonhomme appelé LE BARON. Des témoins l'accusaient d'avoir "porté de l'eau avec un crible dans la plaine pour y faire noyer les lièvres et d'avoir fait brûler les poissons dans la rivière ". Il était condamné à " être appréhendé au corps par pieds et par jambes" par les quatre hommes les plus vigoureux de la paroisse, être porté et jeté dans l'eau la tête la première. En rentrant de la mare, les bacheliers entraient dans les maisons où ils pouvaient se faire donner à boire et embrasser les filles. La soirée se terminait si souvent par des bagarres qu'elles faisaient partie du rituel de la fête.

LES CHARIVARI

e CHARIVARI est un vacarme effectué sous les fenêtres d'une victime, qui est le plus souvent un veuf ou une veuve contractant des secondes noces. Pourquoi des secondes noces ? Parce que la coutume pupulaire considère que la mariée trompe ainsi son mari défunt.
Les tarifs sont différents selon qu'il s'agit du droit de charivari pesant sur les secondes noces et celui de pelote ou de barrière qui frappe la veuve d'un conjoint étranger à la communauté. Les amendes récoltées sont généralement données pour une utilisation pieuse ou collective. C'est ainsi que les fortifications de Paris furent subventionnées par les charivaris au moment de l'arrivée des Imériaux (travaux réalisés sous la direction de Jean du Bellay).
Les cérémonies de seconde noces sont en butte à des manifestations comme les barrières devant le cortège, des jets de pierre ou de citrons dans la nef pendant la messe, le rapt du mari emporté prisonnier sur les épaules et conduit de force au cabaret, et, au tumulte nocturne. La taxe de rachat permettant d'éviter ces désagréments est désignée très formellement dans les statuts communaux.
Le problème est qu'à cette époque la mortalité est grande et le veuvage assez courant. L'Eglise autorise, et même encourage le remariage, ce qui va à l'opposé de la tradition populaire. De plus, elle considère ces manifestations comme une dérision inacceptable du sacrement de mariage.

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