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ERASME 1467 -1536

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LE PRECEPTEUR |
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e nouveau en France en 1514 il est appelé aux Pays Bas par SERVATIUS, le père abbé de Steyn. Il remonte vers l'Allemagne, où il est fêté par les humanistes allemands. A Bâle, il rencontre Jean FROBEN, qui deviendra son principal éditeur.
1515, l'année de FRANCOIS 1er et de Marignan, le voit repartir vers l'Angleterre pour un court séjour, puis il est à Bâle, où on lui propose la charge de conseiller du Duc Charles, qui va devenir plus tard Charles QUINT. Il l'accepte et écrit à cette occasion en 1516 l'INSTITUTIO PRINCIPI CHRISTIANI (l'éducation du prince chretien) . Sa traduction du Nouveau Testament paraît aussi, dont le Pape LEON X accepte la dédicace. Il a alors 50 ans. Il est à son Zénith, comme savant et comme autorité morale incontestée. Les oppositions ne vont pas tarder à se faire sentir.
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NULLI CONCEDO
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rançois 1er l'invite en 1517 à venir en France. Mais Erasme refuse, sans doute méfiant et informé par ses amis de la montée de l'intolérance. A la gloire institutionnelle, il préfére sa liberté. On le retrouve en Angleterre, puis à la cour de son ancien élève et nouveau roi d'Espagne, Charles, futur empereur Charle QUINT, qui doit se rendre en Espagne. Mais contrairement à BUDE, ERASME n'est pas un homme de cour. Il préfère rester en Europe du nord, et se rend à Louvain où il travaille au collège du Lys. Il y organise le "collège trilingue" , qu'il veut comme modèle de formation humaniste.
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ERASME ET LA REFORME LUTHERIENNE |
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n Allemagne déjà LUTHER fait parler de lui. En 1518, Erasme prend la défense de REUCHLIN, le grand humaniste allemand, attaqué par l'Inquisition à propos de sa bibliothèque, qui recèle des livres en grec et en hébreu. Les oppositions se font jour : Erasme est critiqué pour son Nouveau Testament, et son initiative de collège trilingue est combattue à Louvain même.
LUTHER lui écrit une lettre en 1519, lui demandant un soutien à la Réforme. Erasme refuse et préfère rester neutre. Erasme devient de plus en plus critiqué pour sa non-intervention contre LUTHER, et il demande la protection du Pape. Mais dès 1521 le parti catholique, Pape en tête, demande à Erasme de défendre leur cause contre Luther et ses partisans. Il refuse, et il a cette parole prophétique : "Plus tard on comprendra que ce n'est pas Luther que je défends, mais la paix de la chrétienté". Il s'installe à Anderlecht, aux Pays Bas, où il se sent enfin bien et envisage de rester définitivement. FROBEN le rappelle à Bâle pour des corrections d'épreuve de sa troisième édition du Nouveau Testament. Il ne reviendra plus dans la maison d'Anderlecht. Il voyage : Bruxelle, Louvain, Anvers, Maastricht, Coblence, Mayence, Worms... En 1523 François 1er l'invite à nouveau. Nouveau refus. Le nouveau Pape, ADRIEN VI, un compatriote hollandais, et l'Empereur, lui demandent d'écrire contre Luther, qui réclame sa bienveillante neutralité. . Mais les idées de Luther finissent par choquer les convictions d'Erasme, et en 1524 il publie DE LIBERO ARBITRIO, contre les thèses luthériennes sur la prédétermination. LUTHER réplique en 1526 par DE SERVO ABITRIO (le Serf Arbitre) Erasme lui répond à nouveau par l'HYPERASPISTES ( Superbouclier) . La passe d'arme brouille totalement Luthériens et Humanistes. Certains amis allemands d'Erasme s'éloignent
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LES DERNIERES ANNEES |
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n publiant son CICERONIANUS en 1527 Erasme indispose une partie des humanistes chrétiens et crée un conflit entre les partisans de BUDÉ et les siens. Une controverse s'engage avec BEDA en 1528, où il "prouve" que le théologien français n'est pas chrétien. Il quitte Bâle en 1529 et se rend à Fribourg où il est accueilli en héros. Il complète les ADAGES. En 1531 il s'achète une maison. Bien avant Voltaire, qui de sa retraite correspondait avec l'europe entière, Erasme entretient une énorme corresponsance . En 1534 il rédige un traité sur L'AIMABLE CONCORDE DE L'EGLISE et une PREPARATION A LA MORT. En janvier 1535 il écrit au Pape pour l'asssurer de son attachement à l'unité de l'Eglise. A Bâle, il travaille avec Jérôme FROBEN, fils de Jean (mort en 1528). 1536 : Le Pape PAUL III lui offre une toge de cardinal qu'il refuse. Il décide de venir s'installer à Bale, et vend sa maison de Fribourg. Il ne quitte plus sa chambre et règle ses dernières affaires, dont son testament et fait des donations diverses. Il espère néanmoins pouvoir repartir en voyage, et rêve de sa maison d'Anderlecht. Malade et affaibli, il meurt entouré de ses amis dans la nuit du 11 au 12 Juillet.
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