|
|
|
|
|
|
|
 |
ERASME 1467 -1536

|
 |
 |
 |
|
LE MOINE ERASME |
|
|
|
n 1488 il prononce ses voeux, et entre au monastère. Dès ce moment, il s'attache à l' étude des classiques latins et grecs qui seront la base de toute son oeuvre. Il a une histoire d'amour, possiblement platonique, avec un jeune homme, Servais ROGER, à qui il écrit des lettres enflammées. Est-ce cette anecdote qui permettra à Noel BEDA, visiblement bien informé, de l'accuser plus tard d'avoir des "moeurs corrompus" ? On ne sait. Mais on peut parfaitement imaginer les besoins de tendresse d'un jeune orphelin enfermé pour toujours dans ce monde d'hommes. Et on comprend sans doute mieux aussi qu'à l'âge de la maturité il écrive "DE LA LOUANGE DE MARIAGE"...
Il est ordonné prêtre le 25 Avril 1492. Déjà il brille par son savoir et son intelligence, et il ne passe pas inaperçu dans sa communauté. Par une chance insigne, Henri de BERGEN (ou de BERGHES) , évêque de Cambrai le prend sous sa protection, le sort de son monastère et l'emmène comme secrétaire. Rabelais connaîtra ce même sort envié, plus tard, en d'autres lieux.
En 1494 Erasme finit d'écrire "Les Antibarbares", qui est tout à la fois un hymne à l'humanisme opposé aux "barbares", et un programme pour toute une vie.
|
|
|
LES ETUDES PARISIENNES
|
|
|
année suivante, Henri de Bergen l'autorise à se rendre à Paris pour y faire des études de théologie. Il s'inscrit comme "galoche" (étudiant pauvre) au collège de Montaigu où il retrouve Jean STANDONCK. Grâce à ce théologien hollandais Montaigu a une énorme réputation mais c'est aussi un enfer par sa discipline. Erasme en sort malade en 1496 et totalement écoeuré par cette inhumanité. Il s'en souviendra, et combattra par ses écrits cette conception moyen-âgeuse de l'education. A la Sorbonne, il a pu rencontrer des hommes proches de lui tels que Lefevre d'ETAPLES ou Robert GAGUIN. Mais côté enseignement, la déception est grande: la scholastique règne encore sur l'Université la plus cotée d'Europe.
Il est de retour à Cambrai dès l'été 1496 et retourne en Hollande. Mais il rêve encore de Paris, ville où il s'est enfin sentit libre malgré ses grandes difficultés matérielles. Il y retourne et tente d'y vivre en donnant des leçons particulières. Ses élèves deviendront ses amis, et il cultive une forme d'amitié exclusivement masculine, faite de travail et d'étude en commun. Il rédige "les Colloques" . L'année 1498 le voit rentrer en Hollande. Des reproches lui sont faits sur cette vie parisienne peu conforme avec son état ecclesiastique. Mais il n'en a cure, et par son ami Jacques BATT, secrétaire de la ville de Bergen-op-Zoom, il fait la connaissance d'Anne de VEERE, protectrice des humanistes, qui le soutiendra dans les difficultés.
|
|
|
LES AMITIES ANGLAISES |
|
|
n 1499 il rêve de partir pour l'Italie mais doit renoncer faute de moyens suffisants. La vie à Paris est trop dure, il tombe malade. Ses élèves William BLOUNT et Lord MOUNTJOY l'emmènent alors en Angleterre. Ce séjour lui est physiquement et moralement salutaire. Il ne parle pas un seul mot d'anglais, et n'aura jamais besoin de parler cette langue. Le Latin lui suffira pour faire connaissance à Greenswick de tous les hommes qui comptent dans la république des lettres anglaises. Il a alors 32 ans, et il est déjà fêté comme un humaniste de grand renom.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
   |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|