Biographie d' ERASME - Introduction / La Formation - (1/4)

Erasme


ERASME
1467 -1536

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RASME est le premier grand intellectuel de dimension européenne et fut la personnalisation de toutes les aspirations spirituelles les plus profondes de son siècle. Il est le premier véritable penseur écrivain vivant de son œuvre et de son savoir, dont la renommée et l'importance dans le combat des idées a préfiguré celle des philosophes des Lumières Diderot ou Rousseau, et surtout Voltaire, qui vinrent seulement deux cents ans plus tard. S'il fallait trouver une correspondance au vingtième siècle, on irait la chercher du côté de Sartre (pour son savoir encyclopédique, sa précision philosophique, et son engagement) et de Camus (pour sa sensibilité humaniste et sa rigueur morale). Mais c'est sur le triple terrain de la théologie, de l'érudition et du politique qu'Erasme intervient avec force dans son époque. Il combat l'intolérance religieuse, il s'élève contre les conflits , et il prône le retour aux textes des anciens et à la Bible dépouillés de ses scories. Ses critiques envers les excès de l'Eglise ont une influence énorme. Il a sur la vie en général des idées novatrices, particulièrement dans le domaine de l'éducation.

L'INDEPENDANCE COMME ETHIQUE

ULLI CONCEDO , ne vouloir appartenir à personne et être un homme pour soi-même ("HOMO PRO SE "). Voilà quelles sont les devises d'ERASME. Là se trouve sans doute l'origine profonde du différent qui existera plus tard entre le "prince des lettres françaises", c'est à dire Guillaume BUDE, et le Pape de l'Humanisme Européen. ERASME est un solitaire, penchant plutôt vers des amitiés amoureuses masculines, et refusant toute compromission sur son indépendance d'esprit et donc avec le Pouvoir, quel qu'il soit. Ses ennemis sont les théologiens dogmatiques de l'époque, dont en France le plus mordant est Noel BEDA, le syndic du collège de Théologie de la Sorbonne, qui rêve de le faire passer en jugement pour hérésie, et doit se contenter de mettre ses ouvrages à l'index. BEDA reproche à ERASME “ son ignorance crasse de la théologie et de la philosophie”. Erasme et Lefèvre d’Etaples (premier traducteur français de la BIBLE) sont qualifiés par BEDA d' “ Ariens, sabelliens, eunoméens, donatistes, blasphémateurs, impies, immoraux". Fort heureusement, Erasme, a su tisser un réseau d' admirateurs et de correspondants dans l'Europe entière, dont certains sont infiltrés jusqu'au sein même de l'institution théologique parisienne. Cela lui évitera de tomber dans les filets de Beda, et l'"Hercule de la Sorbonne" devra se contenter d'envoyer sur le bûcher son traducteur français, Louis de BERQUIN, un gentilhomme ami du Roi François 1er.

L'ERE DES INTELLECTUELS
oyageur infatigable se rendant de Hollande en Angleterre, d'Allemagne en Italie, Erasme est reçu partout comme le représentant d'une nouvelle ère : celle de ces intellectuels munis du pouvoir fantastique d'être publiés et lus partout en Europe. Ces hommes font l'opinion. Celle des élites, en tous cas. L'imprimerie est leur arme, et l'Antiquité leur inspiratrice.
Erasme laisse une oeuvre considérable : des milliers de pages écrites en Latin, et une impressionnane correspondance, qui fit de son vivant l'orgueil de ceux à qui les lettres étaient destinées. Certains ouvrages, comme LES ADAGES ou L'ELOGE DE LA FOLIE sont encore publiés de nos jours.

BIOGRAPHIE : LA JEUNESSE D'ERASME
esiderius ERASMUS, naît à Rotterdam aux alentours de 1467. Il est l'enfant naturel d'un moine copiste, ou d'un prêtre prénommé Gérard, et de Marguerite, la fille d'un médecin. Il a un frère, dont il ne dira que peu de choses. C'est en 1476 qu'il entre à l'école à GOUDA. L'année suivante il part pour Utrecht. En 1478 le jeune Desiderius rejoint l'école des Frères de la Vie Commune. Il y fait la connaissance d' AGRICOLA, un humaniste "lumineux", dont la rencontre va être déterminante pour son orientation future. Sa mère meurt de la Peste en 1483. Il est de retour à Gouda, et son père meurt aussi. Ses tuteurs l'envoient dans une école "médiocre" à Bar-Le-Duc où, dit-il, il "perdra son temps". Il est de retour à Gouda. On destine les deux enfants à la vie monacale. Le jeune Desiderius est le seul à se révolter, contrairement à son frère, plus soumis. Mais il finit cependant par céder, ayant découvert la richesse de la bibliothèque des moines de STEYN.

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