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ertains historiens estiment que contrairement à l'image qui se dégage à la lecture de Michelet ("Renaissance et Réforme", JEAN du BELLAY n'est pas un prélat désintéressé et utopiste. L'homme sait parfaitement défendre ses intérêts et accroître son bien. Le Roi lui accorde les diocèses de Limoges et de Bordeaux en remerciement des services rendus. Son frère aîné René se démet à son profit de la charge de l'évêché du Mans, et il est couvert d'autres bénéfices et de multiples abbayes - dont celle des Îles de Lerins- ce qui renvoie peut-être à cet énigmatique "calloyer (curé) des iles d'Hyeres" qualificatif humoristique que se donne François Rabelais en frontispice du Tiers Livre. D'autres misions diplomatiques lui sont confiées vers l'angleterre ou l'allemagne. Elles avortent ou n'aboutissent pas. François 1er meurt le 1er Mars 1547. Le nouveau roi HENRI II ne le prenant pas dans son conseil, JEAN se démet de l'archevêché de Paris (16 Mars 1551) et part pour Rome. Le Pape PAUL IV l'accueille et lui offre les évêchés de Frascati, de Porto, Velleri et Ostie. Il devient doyen du Sacré Collège, et se retrouve chargé de préparer la nouvelle session du Concile. Il vit dans un fastueux palais qu'il a fait construire près des thermes de Dioclétien. JEAN du BELLAY est un prélat bon vivant : il aime à donner fêtes et banquets. L'une des plus somptueuses, que Rabelais rapporte dans un de ses opuscules ("La SCIOMACHIE") s'est déroulée à l'occasion de la naissance du fils du roi de France Henri II. Et ces fêtes seront continuelles jusqu'à la fin de sa vie, le 16 Février 1560. Sa dépouille se trouve à la Trinité du Mont.
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