Biographie de Jean du BELLAY (3/4)

Jean Du Bellay


JEAN DU BELLAY
1498 -1560

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ean du Bellay naît probablement vers 1498. Le plus jeune des quatre frères Du Bellay va d'abord faire ses études universitaires à Angers et au Collège de Navarre à Paris . On le retrouve ensuite à Orléans, la grande université de Droit de l'époque, où Berquin, Calvin, et sans doute Rabelais firent un séjour studieux. Privilège des grandes familles de la noblesse, Jean est nommé évêque de Bayonne en 1524, à l'âge de 26 ans, sans avoir véritablement une vocation religieuse. On ignore même s'il sera ordonné prêtre, mais Brantôme prétend par contre qu'il épousera secrètement Mme de Châtillon, préceptrice de la soeur du Roi.
Résidant à la cour sans avoir jamais vu son évêché, il est de manière paradoxale le type même de ces prélats contre lesquels la Réforme va gronder. Et pourtant il en est un des défenseurs actifs. Mais son militantisme relève plus de la défense de la nouveauté et de il' intelligence que du goût dune théologie rénovée
Il est en liaison permanente avec son frère aîné Guillaume, qui mène diverses missions diplomatiques. Il va le suivre et le seconder dans cette voie. On ignore où il fait la connaissance de Rabelais - Est-ce jeune à l'école, est-ce à Paris, est-ce à Lyon ? les avis diffèrent. Mais c'est bien en sa compagnie qu'il effectuera deux voyages à Rome.

LES MISSIONS ANGLAISES

ean devient conseiller du Connétable de Montmorency, et l'accompagne pour son premier voyage vers l'Angleterre en Octobre 1527. Sa mission consiste en une ambassade auprès d'Henri VIII, suite aux traités de Westminster. La guerre éclate en 1528 et Jean ne peut que constater le conflit d'intérêt entre la France et l'Angleterre. Ce conflit d'intérêt se cristallise dans une opposition aboutissant à la trêve signée le 15 Juin 1528. C'est un échec pour sa mission, et il en aura une certaine amertume. Proche du cardinal WOLSEY, il est chargé par celui-ci de soutenir sa candidature à la papauté auprès de François 1er. Mais les espoirs de Wolsey sont infondés et vains. En 1530 il est de nouveau à Paris où il retrouve son frère. Tous deux retournent à Londres pour une ambassade concernant l'entrevue entre les deux rois à Calais. C'est lors de cette entrevue qu'Henri VIII doit présenter Anne Boleyn officiellement à François 1er. Le 25 Septembre 1532 l' Evêque de Paris décéde . FRANCOIS 1er nomme JEAN à sa place comme le concordat lui en donne le pouvoir. Jean du Bellay est à Marseille en Octobre 1533 pour accueillir le Pape Clement VII au nom de l'Eglise de France. Le Pape apprécie ses qualités diplomatiques et ses introduction auprès de la cour anglaise. Il lui demande d'intervenir auprès d'Henri VIII dans l'affaire de sa demande de divorce. La mission de du Bellay consiste à demander au roi de patienter sans rompre avec la Papauté. Passant au retour par Paris, Jean est chargé par François 1er de tenter de trouver un terrain d'entente avec le Pape, et de soutenir Henri VIII. A Rome, Jean demande que l'excommunication prononcée contre le roi d'Angleterre soit retirée. Il reste dans la ville sainte jusqu'au procès lors duquel il tente de plaider la cause de la modération, et d'empêcher les cardinaux de confirmer la sentence d'excommunication. En vain, puisque celle-ci est prononcée par 19 voix contre trois.

UN CARDINAL DIPLOMATE

es bons rapports avec Henri VIII l'empêchent d'accéder à de plus hautes responsabilités ecclesiastiques sous Clement VII, mais dès sa disparition, Paul III lui accorde la barette, à la demande de François 1er. Le 21 mai 1535 il est fait cardinal. Le roi de France l'envoie à Rome où il tente de plaider la cause d'un compromis avec les Luthériens allemands avec lesquels il a lui-même de bonnes relations. Avec Guillaume, il a eu à plusieurs reprises des discussions avec Bucer et Melanchton. Mais il semble que l'intransigeance de Luther ait empêché un rapprochement que le roi de France souhaitait fortement. Il presse le Pape de réunir un concile, et, mission beaucoup plus difficile, il tente d'expliquer la politique de rapprochement avec les Turcs menée par François 1er. La guerre contre l'Empereur devant reprendre, il quitte secrètement Rome pour Lyon et reprend du service auprès de Montmorency afin d'assurer les relations étrangères . Dès l'entrée des troupes de l'Empereur Charles Quint en france, il a la responsabilité de la défense de Paris, endossant la charge de Lieutenant Général au Gouvernement de Paris et de l'Ile de France. Il fait renforcer les bastions, remonter les murs, lève une milice bourgeoise de 40 000 hommes. Il n'aura pas à combattre : l'ennemi s'arrête presqu'aux portes de la ville. Il entre au conseil du Roi en Janvier 1537.

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