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GUILLAUME DU BELLAY
1491 -1534

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LES AFFAIRES ANGLAISES |
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uillaume est apprécié pour ses qualités de soldat et de négociateur. Le roi l'envoie en ambassade en Angleterre où il arrive le 9 Mars 1529. Comme son frère JEAN, il entretient d'excellents rapports avec le cardinal WOLSEY. De retour à Paris, il est dans la suite de la reine mère qui signe la fameuse "paix des Dames" à Cambrai le 3 Aout. Il est renvoyé en Angleterre afin de mettre le roi Henri VIII au fait de l'accord passé avec l'Empereur. Henri VIII lui demande alors d'intervenir auprès du Pape pour obtenir le divorce avec Catherine d'Aragon. GUILLAUME rentre en France. De retour en Angleterre, il obtient des concessions qui concernent les clauses financières du traité de Cambrai. De retour à Paris, les DU BELLAY se consacrent ensemble à la cause du divorce d'Henri VIII. GUILLAUME sollicite les avis des Universités, pression sur les docteurs en théologie, et obtient le 2 Juillet 1530 un jugement en faveur d'Henri VIII. C'est la porte ouverte au remariage du roi d'Angleterre, ce qu'il s'empresse de faire. Lui-même en fait autant le 12 Septembre 1531 et se marie avec Anne de Créqui. Leur union ne donnera pas d'enfant.
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LES AFFAIRES ALLEMANDES
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UILLAUME est envoyé en Allemagne en Mars 1532 afin de renforcer l'alliance avec les princes contre l'Emprereur Charles Quint. A cette fin, il puise dans le trésor royal afin d'acheter leur loyauté. Difficile en effet de faire coexister au sein de la même alliance un Duc de Bavière, fidèle à la religion catholique romaine et un Landgrave de Hesse, tourné vers le Luthéranisme. La manuvre aboutit cependant au traité de Scheyern, et il repart pour Londres afin de mettre le roi Henri VIII au courant de cet aboutissement diplomatique. Il y prépare l'entrevue de Boulogne entre les deux rois (20 Octobre 1532). Il repart pour l'Allemagne afin d'assister à la Diète d'Augsbourg et obtient la dissolution de la Ligue Souabe sur laquelle Charles Quint comptait pour faire régner l'ordre dans le sud de l'Allemagne. Il tente de monter une autre ligue contre l'Empereur, soutenue financièrement par le roi de France.
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UN HUMANISTE FAVORABLE A LA REFORME
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'affaire des Placards (1534) le surprend alors qu'il est en Angleterre. WOLSEY est déjà mort et la France n'a pas un très haut crédit à Londres. De retour à Paris il assiste impuissant aux exactions contre les réformés. Il en est d'autant plus désolé qu'il milite en faveur de la Réforme depuis le début de la crise religieuse. Et qu'il s'est largement engagé dans un travail de réconciliation entre les partis en tentant de faire venir à Paris Bucer et Melanchton pour des discussions. Mais BEDA comme Luther semblent trop opposés à tout compromis, et les extrêmes finissent par l'emporter, malgré le bon vouloir de François 1er. GUILLAUME est pourtant envoyé à la Diète de Smalkade le 11 Octobre 1535 afin de représenter le roi de France, et annoncer qu'il garantit la sécurité des adeptes de Luther. Les réformés allemands sont échaudés et méfiants : Du BELLAY n'obtient rien d'eux.
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GOUVERNEUR DE TURIN |
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etranché en Avignon en 1537 avec François 1er au moment de l'invasion de la Provence, GUILLAUME est envoyé en Italie pour une inspection, puis nommé gouverneur de TURIN. Il emmène avec lui François Rabelais, qu'il emmène dans sa suite comme médecin personnel. C'est son autre frère, MARTIN du BELLAY, à qui on doit l'écriture de ces fameuses "Mémoires" avec Guillaume, qui prend sa place comme gouverneur. GUILLAUME y revient pourtant en 1539. Il reste à ce poste où il fait preuve d'une grand humanité et d'une grande justice, jusqu'en 1541. On le décore à la cour de France, et il revient en Italie pour retrouver la guerre en 1542. Résistant autant qu'il peut à la pression des troupes impériales, il tombe malade. Le Maréchal d'Annebault prend le commandement des troupes françaises, et GUILLAUME en profite pour rentrer en France sur une litière, toujours en compagnie de son médecin et ami François RABELAIS. Il meurt sur sa route, près de Lyon, à St Symphorien-de-Lay le 9 Janvier 1543. Sa mort fut amèrement pleurée par notre écrivain qui le jugeait grand homme d'Etat et véritable Humaniste au sens moderne du terme. Son tombeau se trouve dans la cathédrale du Mans.
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