Biographie des frères Du Bellay : Guillaume du BELLAY (1/4)

Guillaume Du Bellay


JEAN ET GUILLAUME

DU BELLAY

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Jean Du Bellay musique !
a famille Du Bellay est une de ces illustres familles de l'aristocratie qui va donner à la France des hommes dont le nom et l'oeuvre restent dans la mémoire et dans les textes. Ses ancêtres connus remontent à Hugues Capet et elle est orignaire d'une bourgade près de Saumur. Génération après génération, et comme il est d'usage dans la noblesse, ses fils sont soit militaires, soit prélats et, accessoirement, hommes de lettres. Il n'est pas question de déroger à la tradition sous François 1er, et Guillaume, Jean, René et Martin du Bellay porteront soit les armes soit la toge. La littérature sera un supplément d'âme pour ces hommes de pouvoir. Ce qui ne sera pas le cas de Joachim du Bellay, leur neveu, qui va laisser un nom et une oeuvre dans le domaine de la poésie et des lettres françaises.
Les deux frères aînés Du Bellay, Guillaume et Jean, jouent un rôle important durant tout le règne de François 1er. Le Roi les apprécie tant qu'il les nomme au Conseil et les envoie comme ambassadeurs chagés de négociations délicates. La haute politique du Royaume est leur domaine. Mais contrairement au chancelier Duprat, soucieux avant toute chose de plaire et de durer au pouvoir, quitte à adopter les opinions dominantes du moment, les Du Bellay défendent des opinions politiques précises. Des opinions progressistes, qui vont du côté des humanistes, de la Réforme, et des hommes désireux de transformer ce monde poussièreux du Moyen Age finissant. Evidemment, et ce n'est pas un hasard, Guillaume et Jean seront les indéfectibles soutiens politique et financier de François RABELAIS. L'écrivain va ainsi les accompagner dans leurs voyages et leurs ambassades, faisant office de secrétaire particulier ou de médecin. Ils le protègeront des foudres de Noel BEDA et de la Sorbonne, et Jean, devenu cardinal lui assurera une retraite paisible pour ses vieux jours à la cure de Meudon.

GUILLAUME DU BELLAY

é en 1491, Guillaume est l'aîné des quatre fils Du BELLAY. Il est donc l'héritier du nom et du domaine des Langey. Sa carrière sera celle d'un soldat puis d'un diplomate. Il passe ses grades es Arts à Anger et Paris, où il réside de 1506 à 1509. A la cour du roi il devient un proche du duc de Vendôme qui le prend sous sa protection. Comme soldat il est envoyé en Flandres en 1515. Mais il est aussi à Marignan quelques mois plus tard.

SPECIALISTE DES AFFAIRES ITALIENNES

l va rester cinq années en Italie au service du Duc. On le retrouve ensuite dans le nord de la France lors de la prise de Hesdin, campagne qu'il fait toujours en compagnie du duc de Vendome. En 1524 il est nommé gentilhomme de la chambre du roi et reste avec la régente Mère du Roi, Louise de Savoie, après le départ de François 1er pour l'Italie en 1525. Il mène une mission secrète pour elle en Sicile et chez les Turcs à Tunis. Il prend part à la bataille de PAVIE, où il est fait prisonnier. Fort heureusement, il est racheté aussitôt à ses geôliers par ses valets, comme c'était la coutume dès le lendemain des batailles (voir guerre). Nouvelle mission pour Louise en Italie et au Levant, et tentatives infructueuses de faire évader le roi de sa prison de Pizzighitone. Il se rend à plusieurs reprises à Madrid pour le voir après son transfert en Espagne. Le 17 Mars 1526 il est dans la suite de la Reine mère et des petits princes pour accueillir François 1er après son passage de la Bidassoa et l'échange de ses enfants. Lors de la création de la Sainte Ligue contre Charles Quint, GUILLAUME est envoyé auprès des Suisses, des princes Italiens et de Venise, dans le but de soutenir moralement et financièrement l'alliance. Il se trouve à Rome auprès de Clement VII lorsque le Connétable de Bourbon arrive devant la ville sainte avec son armée incontrolable de Lansquenets allemands. Il fait le coup de feu avec 25 compagnons français pour repousser les assauts lancés contre le chateau St Ange où s'est réfugié le Pape. Celui-ci s'échappe et il se rend le 5 Juin 1527. Mais GUILLAUME quitte libre l'Italie et rejoint Andrea DORIA qui organise et dirige avec Renzo da Ceri la flotte qui doit bloquer et permettre de prendre Naples dans une opération conjointe avec les troupes terrestres de LAUTREC. Cette maneuvre échoue à cause d'un différent entre les capitaines et probablement aussi une maladresse de psychologie de François 1er à l'égard de DORIA.

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