|
|
|
|
|
|
|
 |
JEAN CALVIN 1509 -1564

|
 |
 |
 |
|
FILS DE NOTABLE POURSUIVI |
|
|
|
ean CALVIN naît à Noyon (Picardie) le 10 Juillet 1509. Son père, un procureur ecclésiastique, est un moment inquiété pour une accusation d'hérésie. De cette affaire anecdotique qui se déroula lors de son enfance, il faudra sans doute en tenir compte plus tard, pour mieux comprendre son mouvement de révolte contre les persécutions qui suivirent l' "Affaire des Placard" de 1534, et son engagement radical en faveur de la Réforme. Mais la position de son père permet au jeune Calvin d'être pourvu à douze ans de bénéfices ecclésiastiques qui lui seront utiles pour faire des études sans trop de problèmes financiers.
|
|
|
ELEVE A MONTAIGU
|
|
|
'abord envoyé au collège des Cappettes à Noyon, Jean CALVIN continue ses études à Paris. Etudiant au collège de La Marche, il passe ensuite au Collège de Montaigu. Là il rencontre probablement un élève de dix-huit ans son aîné, un espagnol pauvre, mais aussi fou de Dieu qu'il l'est lui-même. Cet étudiant, c'est Ignace DE LOYOLA. Etrange coïncidence qui met en présence l'homme qui organisa la Réforme et celui qui permit à la Contre-Réforme de sauver la Papauté et même de conquérir de nouveaux mondes
CALVIN va laisser sa santé à Montaigu, travaillant d'arrache-pied, sans doute sous la férule de Pierre TEMPETE, successeur de Noël BEDA.
Il en sortira sec et malingre, avec de bonnes connaissances en antiquité latine, et familier des textes des Pères de l'Eglise qu'il saura citer abondamment, ce qui à l'époque est le sommet de l'argumentation théologique. Mais à Paris, il a sans doute connaissance des textes d'ERASME et probablement de ceux de LUTHER.
Après quatre années passées à Montaigu, son père souhaite qu'il fasse des études de droit et il commence à suivre des cours à Orléans et Bourges. Certains auteurs pensent que c'est dans la périphérie de ces villes qu'il fit ses premières prédications comportant des thèses en faveur de la Réforme.
|
|
|
ADEPTE DE LA REFORME |
|
|
la mort de son père, Jean CALVIN délaisse le droit pour les Lettres. Comme beaucoup d'intellectuels de l'époque, il est fasciné par la personnalité et les textes d'ERASME. Mais en 1533 il opte pour la théologie, mû par une conversion subite, et il l'écrit dans son "Epître au cardinal Sadolet". Le recteur de l'Université , Nicolas COP lui demande de rédiger un discours sur les Béatitudes dans lequel CALVIN fait l'apologie de la Réforme. Ce discours lu devant les facultés fait scandale. Le Parlement arrête COP, et fait rechercher CALVIN. Les soldats le recherchent dans tout Paris. On peut encore voir au 19 rue Valette la tour grâce à laquelle il réussit à s'enfuir en passant par les toits. Il se réfugie à Angoulême et commence à rédiger "L'Institution Chrétienne". C'est à ce moment que l'affaire des Placards éclate, et que des dizaines de bûchers se dressent en France. CALVIN se range résolument du côté des Réformés. Il n'a d'autre possibilité que de poursuivre la logique de son choix. Il publie "L'institution Chrétienne" en latin à Bâle en 1536 pour "prendre la défense des condamnés et exposer leur foi". En 1541 paraît une traduction en français de l'Institution, qui sera augmentée de nouveaux chapitres jusqu'à la mort de leur auteur.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
   |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|